Le gouvernement colombien et le groupe rebelle Segunda Marquetalia négocieront la paix à Cuba

Édité par Reynaldo Henquen
2024-02-10 11:19:34

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La Havane, 10 février, (RHC)- Cuba a accepté ce vendredi l'invitation du gouvernement colombien et de l'organisation rebelle armée Segunda Marquetalia à accompagner les pourparlers de paix décidés entre les deux parties.

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a annoncé la nouvelle sur le réseau social X.

Dans son message, le chef de la diplomatie cubaine a confirmé l’engagement ferme de notre pays envers la paix en Colombie.

Dans un communiqué conjoint, le gouvernement du président Gustavo Petro et le groupe armé ont demandé l'accompagnement de Cuba, de la Norvège et du Venezuela, ainsi que du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Colombie et de la conférence épiscopale de ce pays.

Peu avant, Arlene Tickner, représentante permanente suppléante de la Colombie auprès des Nations Unies avait qualifié de décisif l’accompagnement international pour le succès des négociations de paix avec l’ELN, l’Armée de Libération Nationale et avec les dissidences des FARC-AP.

Dans des déclarations exclusives à l’agence Prensa Latina, la diplomate colombienne a mis en avant la visite à Bogota du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que la prolongation du cessez-le-feu - signé à Cuba avec l'Armée de libération nationale (ELN), deux événements vus comme de nouvelles étapes sur la voie de la paix totale lancée par le gouvernement dirigé par Gustavo Petro.

Elle a indiqué que la participation de l'ONU et des pays garants - le Brésil, Cuba, le Chili, le Mexique, la Norvège et le Venezuela - offre une sécurité aux parties, aide le processus de paix à avancer et encourage en même temps le dialogue en cas d'impasse.

Le dernier rapport de la mission de vérification de l’ONU en Colombie, présenté en janvier dernier, reconnaît la détermination du pays à consolider la paix et souligne que les initiatives de dialogue avec l'ELN et les dissidents des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) sont des processus qui se renforcent mutuellement.

Le chef de la mission de vérification, Carlos Ruiz Massieu, a considéré le processus dans ce pays comme un exemple pour les situations de conflit dans d'autres parties du monde.

Arlene Tickner a d’autre part défini comme névralgique la Réforme rurale intégrale proposée dans les accords de paix étant donné la distribution inégale de la teneur de la terre en Colombie.

"Il s’agit d’un problème structurel qui a été difficile à résoudre…Dans ces circonstances, compter sur l’accompagnement international est une fois de plus une garantie pour que ce gouvernement et d’autres puissent réussir à l’heure de respecter les décisions prises" a-t-elle souligné.

 

Source : Prensa Latina

 



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